yatrides et les autres
ET LES AUTRES

 
M A T I S S E

la couleur en tant que lumière


Grand Intérieur rouge, 1948
Henri Matisse
Grand Intérieur rouge, 1948 
Musée National d'Art Moderne - Paris


Le célèbre "Grand Intérieur Rouge" de MATISSE peut servir d'illustration. Il n'est plus question ici de lumière selon une approche traditionnelle, mais d'un intérieur de couleur rouge uniforme. Si un lecteur inattentif peut confondre les termes couleur et lumière, le spectateur lui, doit bien se rendre à l'évidence :  une couleur rouge carmin passée uniformément sur un fond blanc ou jaune couvre les 4/5 de la toile. Seul un trait noir (on ne peut parler ici de cerne, car il n'y a rien à cerner) permet de dégager, au sein de cette mer rouge, un mur, un sol, une table esquissée en perspective. Parler de lumière en l'occurrence constitue un abus de langage. Parlerait-on de lumière à propos d'un fond rouge posé à plat sur une fresque funéraire égyptienne ?

La simplification de MATISSE constitue une trouvaille aussi ingénieuse que l'oeuf de Colomb :  elle consiste à éliminer un problème au lieu de le résoudre.

Les "plats" introduits par les Fauves et les Cubistes de l'époque "synthétique" évitent sans doute les recours à l'illusion figurative, mais ils éliminent la notion même de lumière et par conséquent celle de son double : l'ombre. Dans l'ivresse euphorisante d'une libération à l'égard des normes d'écriture traditionnelle, les peintres d'avant-garde rejetaient successivement la perspective, la composition, la figuration, la couleur, le graphisme, bref le rythme, le souffle de l'oeuvre. A partir de cette entreprise d'effeuillage, la peinture devait se retrouver elle-même, dégagée de tout apport étranger et superflu et ne reconnaître que ce qui la renvoyait à elle-même.

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Le salon en rut
Yatridès
Le salon en rut
65x81 cm
Collection privée
1948




Voyons comment YATRIDES traite ce problème. Dans ses toiles, il y a des dégradés entre plans, des volumes déterminés par le graphisme, des zones éclairées et des zones sombres en surfaces, mais il n'y a pas, à proprement parler d'ombre : 


Les objets et les personnages se situent dans un univers traversé de lumière. Ils paraissent eux-mêmes refléter, ou mieux irradier une lumière intérieure, mais leur présence ne produit pas d'ombre. On aboutit ainsi à un paradoxe :   YATRIDES a maîtrisé pleinement les effets de lumière ou plutôt il a donné à la LUMIERE la possibilité de s'investir dans des relations jusqu'alors inexistantes, ni dans la réalité optique, ni dans la fiction picturale et il l'a fait sans recourir à son complément :  L'OMBRE.


En abandonnant la prolixité d'expression chromatique, YATRIDES avait donné à la lumière la liberté que les Fauves avaient accordée à la couleur, au ton pur. On peut dire que, dès les années 50, YATRIDES a remis en cause l'identification lumière-couleur posée par les Fauves et exploitée par eux au profit de la couleur. Il l'a fait au profit de la lumière. 

(Voir dans "Sa vie" - "l'entourage", Paul PERROUD:  les recherches de YATRIDES au C.E.A. (Centre d'Etudes Nucléaires),  C.E.N.G. Bureau d'Application Spéciale de la Physique, Directeur Paul PERROUD, Doctor of Knowledge of Berkeley - Doctor of philosophy).

C'était sa réponse au défi des " primitifs " et des " barbares " du début du siècle, une réponse capitale qui allait permettre de retrouver des qualités fondamentales discréditées par toute l'aventure picturale de l'avant-garde.

Professeur Alexandre BOURMEYSTER Sémiologue
  Analyse sémiotique, Université Grenoble III 


(Voir dans sa "Vie" - "Entourage" Paul PERROUD: Les recherches de YATRIDES au CEA (Centre d'Etudes Atomiques), CENG (Centre d'Etudes Nucléaires de Grenoble), aux Bureaux d'Application Spéciale de Physique, Paul Perroud Directeur, Docteur de Connaissance et philosophie à Berkeley).

Dans un Univers traversé par la lumière

INDEPENDANTE  DE  LA  COULEUR  ET  DES  DES  VOLUMES, 
nous affrontons un autre paradoxe : 

Objets et figures ne projettent aucune ombre. 
De plus, ils irradient de l'intérieur une 

LUMIERE

INTENSE

Le Pilier à la pastèque en croix,
Yatridès
Le Pilier à la pastèque en croix, 73x60 cm, 1981
Collection privée


 


Textes extraits des oeuvres et documents suivants :
Administration Fiscale : "Biographie administrative" détaillée 

Arthur Conte : "Yatridès maîtredu temps" SGDL 04.03.1991 
Sacha Bourmeyster : "Yatridès et son siècle" , "Yatridès le peintre du réel invisible" , "Yatridès, l'anti-Picasso" SGDL 24.03.1994 
"Les Icônes interstellaires" SGDL 31.03.1994 - "Yatridès et la Bible" SGDL 30.10.96
Samuel E. Johnson : Notes biographiques -synthèse
Catalogues monographiques Yatridès 1954-1993 : Expositions et Retrospectives Yatridès
Catalogues monographiques Yatridès : "International Biennials art festivals" Canada-France from 1987 to 1993
(Great Master guest of Honour -Grand Maître invité d'honneur). Voir dans "Sa vie" : Bibliographie
Catalogues monographiques Yatridès : Invité d'honneur expositions Paris et Province dont Montmorency ville résidentielle 1988
Manifestations d'Ecoles de Peinture (Events Schools of painting 1900 -1959, 1910 -1960, 1910 -1965) : USA Manifestations organisées avec les oeuvres, dont celles de Yatridès, prêtées par les Collections Privées prééminentes des Etats-Unis
Films, Videos, Thèses universitaires : L'oeuvre de YATRIDES a enthousiasmé sémiologues, réalisateurs, cinéastes parmi les plus grands de notre temps. Voir notamment sur ce site dans "Sa Vie" : "L'entourage" dans lequel apparaissent 
"Jean DELANNOY" et "Marcel CARNE", 
et dans "Son Oeuvre" : "YATRIDES-KUBRICK".